Quelle est la mission la plus difficile de GTA ? Posez la question à n’importe quel vétéran de la saga et un nom revient plus que les autres : Demolition Man, dans Vice City. Mais elle est loin d’être seule. Des avions à radiocommande de San Andreas au train le plus détesté du jeu vidéo, voici notre top des missions qui ont fait exploser le plus de manettes, et surtout pourquoi elles nous ont fait rager.
Le vrai coupable : les véhicules à radiocommande et le game over
Une constante saute aux yeux quand on aligne les pires missions de la saga : elles tournent presque toutes autour d’un véhicule à radiocommande ou d’un engin volant. RC Baron, RC Bandit, hélicoptères pataud, petits avions capricieux : sur PlayStation 2, ces commandes rigides, pensées avant l’ère des sticks analogiques précis, transformaient chaque manœuvre en loterie.
Le second coupable est plus insidieux : l’absence de point de contrôle. À l’époque de GTA III, Vice City et San Andreas, échouer en fin de mission renvoyait au tout début, parfois après avoir traversé la moitié de la carte pour rejoindre le point de départ. C’est cette double peine, commandes ingrates plus zéro filet de sécurité, qui a gravé ces missions dans la mémoire des joueurs.
| Mission | Jeu | Le cauchemar |
|---|---|---|
| Demolition Man | Vice City (2002) | Hélico RC, 4 bombes, chrono, zéro checkpoint |
| Supply Lines | San Andreas (2004) | Avion RC, carburant qui fond, 5 cibles mobiles |
| Wrong Side of the Tracks | San Andreas (2004) | Poursuite du train, Big Smoke qui rate tout |
| Learning to Fly | San Andreas (2004) | École de pilotage entière à valider |
| S.A.M. | GTA III (2001) | Abattre le Dodo au lance-roquettes, puis la police |
| Out of Commission | GTA IV (2008) | Poursuite finale bateau, moto, hélico |
San Andreas, la capitale de la rage
Si un seul GTA méritait un trophée de la frustration, ce serait San Andreas. Le jeu enchaîne les missions à radiocommande signées Zero, dont l’inoubliable Supply Lines et son RC Baron au carburant fondant à vue d’œil. La détestation était telle que David Cross, l’acteur qui prête sa voix à Zero, ne cachait pas son aversion pour la mission, au point que Rockstar en a assoupli la difficulté dans les rééditions.
Juste à côté trône Wrong Side of the Tracks, cette poursuite de train à moto avec Big Smoke qui n’atteint jamais ses cibles, et Learning to Fly, l’école de pilotage qui a fait décrocher tant de joueurs. Pour survivre à l’époque, beaucoup se rabattaient sur les codes de triche : on détaille les plus utiles dans notre guide des codes de triche de GTA San Andreas.
Vice City et GTA III, l’école de la patience
Avant San Andreas, l’ère 3D avait déjà posé ses pièges. Demolition Man, dans Vice City, reste la référence absolue : un hélicoptère radiocommandé, quatre bombes, un chantier truffé d’ouvriers armés et aucune sauvegarde. C’est la mission que l’on cite en premier quand on parle des cauchemars de la saga, et pour cause. On la replace dans son contexte dans notre rétrospective de Vice City.
Encore avant, GTA III avait sa propre bête noire avec S.A.M., où Claude doit descendre un avion au lance-roquettes puis récupérer sa cargaison sous le feu de la police. Le lock-on rugueux du premier GTA en 3D en faisait un test de nerfs, comme on le raconte dans notre rétrospective de GTA III.
L’ère HD a-t-elle adouci GTA ?
Avec GTA IV, Rockstar durcit le ton du scénario mais commence à mieux répartir les points de reprise. Le final Out of Commission reste éprouvant, entre hors-bord, moto de cross et hélicoptère Annihilator, mais il annonce une bascule. C’est GTA V, en 2013, qui a vraiment enterré le game over à l’ancienne : ses points de contrôle réguliers pardonnent l’échec en cours de mission, là où l’ère PS2 renvoyait au tout début.
Résultat, les missions dites difficiles de GTA V, comme Minor Turbulence, Derailed ou le braquage The Big Score, restent tendues sans jamais atteindre la rage des classiques PS2. La mission la plus détestée du jeu, l’improbable Did Somebody Say Yoga?, l’est d’ailleurs pour son ennui, pas pour sa difficulté. Pour retrouver ces galères d’antan, il faut ressortir la Trilogy Definitive Edition ou relire notre rétrospective de GTA IV. Reste à voir si GTA VI renouera avec les pics de difficulté ou poursuivra sur la voie de l’accessibilité, un débat qu’on suit dans notre dossier sur les mécaniques de gameplay de GTA VI.
Voici, pour finir, notre classement complet des missions les plus difficiles de la saga GTA, de l’infernale Demolition Man aux poursuites finales de l’ère HD.
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